Dark Side of the Moon

Dark Side of the Moon

Publié le : 13 février 20176 mins de lecture

Au départ, en 1965, les Pink Floyd, c’était Roger Waters, Rick Wright, Nick Mason et Syd Barrett, jusqu’à ce que ce dernier laisse sa place à David Gilmour, après la sortie du premier album du groupe, Piper at the Gates of Dawn. C’était pourtant lui qui faisait office de compositeur attitré du groupe, et ce sera donc Roger Waters qui prendra la relève, pour les albums suivants : A Saucerful of Secrets (1968), Meddle (1971), Dark Side of the Moon (1973), Wish you were here (1975), Animals (1977), The Wall (1979), The final cut (1983), Momentary Lapse of Reason (1987), The Division Bell (1994), Pulse, The Wall Live enregistré en 1980 et sorti en 2000. Bref, tout ça, c’est beaucoup.

Le sommet de leur carrière, selon la majorité des gens, est leur quatrième album, Dark Side of the Moon. En effet, c’est non seulement le disque qui leur a permis d’être reconnus dans le milieu de la musique, mais c’est aussi l’un des disques qui a été le plus vendu dans l’histoire de le musique. C’est sur Speak to me / Breathe que s’ouvre l’album. En réalité, ce sont mêmes deux chansons différentes (comme le titre l’indique) regroupées en un même morceau. Speak to me, qui débute sur des battements de cœur, comme le commencement de la vie, et donne plutôt dans l’électro, avec divers effets sonores. Breathe poursuit cette idée que l’album retrace l’histoire de la vie (voir les paroles).

Suit On the Run, morceau quasiment instrumental, mis à part l’annonce d’une femme pour le départ d’un avion, et une phrase du chanteur, ‘live for today, gone tomorrow, that’s me, hahahahahahahaha‘. On peut voir dans cette chanson, selon l’interprétation de certains, la descente progressive d’un individu paranoïaque vers la folie, à force de trop penser. Pour d’autres, elle relate l’aventure d’un homme qui rate son avion à l’aéroport, avion qui finit justement par s’écraser. Face à l’absence de paroles, il est dur de trancher sans avoir la réelle explication de Roger Waters.

Vient ensuite celui qui est, selon moi, le meilleur morceau de cet album : Time. Tout commence avec des tic tac d’horloge qui finissent toutes par sonner, puis viennent, après un plus ou moins long moment instrumental, les paroles, qui traitent, comme on peut s’en douter, du temps. Un vrai bonheur que d’entendre le chanteur exprimer de si vrais sentiments que l’on ressent tous face au temps. ‘And then one day you find /ten years have got behind you / no one told you when to run / you missed the starting gun / And you run, and / you run to catch up with the sun, but it’s sinking / racing around to come up behind you again / the sun is the same in a relative way, but you’re older / shorter of breath and one day closer to death‘. (Et un jour tu te rends compte que dix ans sont déjà derrière toi, personne ne t’a dit quand courir, tu as manqué le signal de départ. Alors tu cours et tu cours pour rattraper le soleil, mais il se noie, fait le tour pour de nouveau se retrouver derrière toi ; le soleil est le même, mais tu es plus âgé, le souffle court, et enfin un jour, plus proche de la mort.) Merveille, merveille. Et puis Breathe reprend, comme une conséquence de la prise de conscience précédente, face au temps, donc. Comme si, après s’être rendu compte qu’il était devenu trop âgé, il rentrait chez lui, se reposer près du feu (‘it’s good to warm my bones beside the fire‘).

La chanson suivante, The Great Gig in the Sky donne elle aussi plutôt dans l’instrumental, si on excepte quelques cris qui la rende encore plus belle, et quelques paroles que l’on entend à peine, qui nous confortent dans l’idée que cet album ne fait que parler de la vie sous tous ses aspects : ‘And I am not frightened of dying, any time will do, I don’t mind. Why should I be frightened of dying? There’s no reason for it, you’ve gotta go sometime‘. (Et je n’ai pas peur de mourir, cela peut arriver n’importe quand, peu importe. Pourquoi devrais-je avoir peur de mourir ? Il n’y a aucune raison, il faut bien s’en aller à un moment ou un autre.).

La chanson Money, qui parle… d’argent !, a déjà fait l’objet d’un commentaire, disons cela comme ça, dans la sélection de chansons dont c’était le thème.

Us and Them est aussi un très joli morceau, à propos de la guerre, probablement, qui n’est certes pas une étape de la vie de tout le monde, mais peut en faire partie.

Any color you like est uniquement instrumental.

Brain damage explicite l’idée de tout l’album, selon laquelle la vie de tout les jours mène à la folie, puisque ‘brain damage’, c’est clairement cette folie, que l’on retrouve à travers différente phrases, notamment le passage qui évoque la lobotomie : ‘you raise the blade, you make the change / you re-arrange me ’til I’m sane. / You lock the door / and throw away the key / there’s someone in my head but it’s not me‘. (Tu lèves la lame, tu opères le changement, pour m’arranger jusqu’à ce que je sois sain. Tu fermes la porte et jettes la clef ; il y a quelqu’un dans ma tête, mais ce n’est pas moi.).

Le tout fini avec Eclipse qui regroupe toutes les actions que l’on accompli dans une vie, pour finir par dire que tout ce qu’on touche, tout ce qu’on voit, tout ce qu’on aime ou qu’on hait, tout ce qu’on crée, détruit, etc. ; tout cela est inutile, parce qu’alors ‘the sun is eclipsed by the moon‘. Et alors, les battements de cœurs ralentissent, pour finalement cesser.Et alors, on n’aura plus qu’à se retrouver de l’autre côté, ‘on the dark side of the moon‘.

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